La réforme du financement du permis par le CPF est entrée en vigueur le 20 février 2026. Elle a été annoncée dans la loi de finances pour 2026, puis précisée par décret. Six mois plus tard, ses effets sont connus et stabilisés : voici ce qui a changé, pour qui, et ce qu’il reste possible de faire selon votre situation.
Ce qu’il faut retenir
- Depuis le 20 février 2026, le permis du groupe léger n’est finançable au CPF que par les demandeurs d’emploi inscrits à France Travail, ou par les salariés et indépendants qui obtiennent le co-financement d’un tiers d’au moins 100 €.
- Le montant mobilisable est plafonné à 900 € pour les permis A1, A2, B1 et B. Le groupe lourd n’est pas concerné.
- La participation légale due à chaque commande CPF est passée à 150 € le 2 avril 2026. Les demandeurs d’emploi en sont exonérés.
- Deux aides ont disparu dans la foulée : celle de France Travail au 1er avril, celle des apprentis au 20 février.
Ce que la réforme a changé, concrètement
Pour les demandeurs d’emploi : l’accès est maintenu, le montant est encadré
Si vous êtes inscrit à France Travail, vous restez le seul profil à pouvoir mobiliser votre CPF sur le permis B sans avoir à trouver de co-financement. Vous êtes également exonéré de la participation légale, après validation de votre conseiller.
Ce n’est pas pour autant un statu quo, contrairement à ce qu’on a beaucoup lu au moment de la réforme : le plafond de 900 € s’applique à vous comme aux autres. Au-delà, la différence est à votre charge, sauf abondement de votre conseiller ou aide de votre collectivité.
Pour les salariés et les indépendants : le CPF seul ne suffit plus
C’est le changement le plus lourd. Vos droits CPF ne s’ouvrent sur le permis B qu’à condition qu’un tiers participe au financement, pour un montant minimal de 100 € : employeur, OPCO, fonds d’assurance formation, région. Sans cette participation, le dossier n’est pas recevable, même avec un solde CPF confortable.
S’y ajoute la participation légale de 150 € par commande, dont vous n’êtes pas exonéré.
Les textes, pour ceux qui veulent vérifier
La restriction et le plafond viennent de la loi n° 2026-103 du 19 février 2026 et de son décret d’application n° 2026-127 du 24 février 2026. Le relèvement de la participation vient du décret n° 2026-234 du 30 mars 2026, applicable aux demandes déposées à compter du 2 avril.
Ce qui a disparu en même temps
La réforme du CPF n’a pas été la seule coupe de l’année. Deux aides directes au permis ont été supprimées dans le même mouvement budgétaire :
- L’aide de France Travail, jusqu’à 1 200 € versés directement à l’auto-école, supprimée le 1er avril 2026. Le détail dans notre article sur l’aide au permis de France Travail.
- L’aide forfaitaire de 500 € aux apprentis majeurs, supprimée le 20 février 2026. Voir notre article sur le financement du permis en apprentissage.
Autrement dit, le CPF est devenu la voie principale au moment même où il se restreignait. C’est ce qui rend le sujet du financement plus tendu qu’avant pour beaucoup de candidats.
Que faire aujourd’hui, selon votre situation
Vous êtes demandeur d’emploi. Vérifiez vos droits sur MonCompteFormation, puis parlez de votre projet à votre conseiller France Travail : c’est lui qui valide l’exonération et décide d’un éventuel abondement si vos droits ne couvrent pas la formation. Nos formules CPF sont construites pour tenir dans le plafond.
Vous êtes salarié. La première piste est le co-financement : 100 € suffisent à rouvrir l’accès à vos droits. Présentez le permis comme un investissement de mobilité professionnelle auprès de votre employeur, de votre OPCO ou de votre région.
Vous n’avez ni l’un ni l’autre. C’est le cas le plus fréquent depuis février. Notre formation est payable en 2x, 3x ou 4x sans frais, sans dossier à monter ni validation à attendre, à des tarifs jusqu’à 35 % inférieurs à ceux des auto-écoles traditionnelles.
Et pour la suite ?
Le CPF a été resserré deux fois en deux mois, sur l’éligibilité puis sur la participation. Rien n’indique que le mouvement soit terminé, mais rien ne permet non plus d’annoncer la prochaine étape. Nous mettons cet article à jour à chaque évolution des textes plutôt que d’anticiper des rumeurs : au moment de la réforme, plusieurs chiffres ont circulé, dont un plafond à 1 600 €, qui ne s’est jamais confirmé.
Si votre situation vous rend éligible aujourd’hui, la question n’est donc pas de se précipiter, mais de monter un dossier propre. Vérifiez vos droits et vos formules, notre équipe vous répond sous 24 h.